





Nom du projet
Migrants
Manifestation
Football
Loulia Navalnaïa
Asaf Avidan
Schieweschlawe

La photographie est venue à moi comme une réponse avant de se révéler vocation. Elle s’est affirmée comme un outil pour accompagner des projets, en particulier humanitaires, à Madagascar.


Il fallait documenter, témoigner, rendre visibles des réalités lointaines. Très vite, l’image est devenue plus qu’un support : un langage capable de créer du lien, de porter une parole silencieuse, de donner à penser autant qu’à voir.


C’est au fil de mes études universitaires à la Faculté de Géographie de Strasbourg que mon regard s’est affiné. La compréhension des territoires, des circulations et des rapports humains a nourri une approche esthétique de l’image. J’ai alors commencé à chercher la lumière, les contre-jours, les respirations visuelles, le plus souvent en négatif noir et blanc.


Le 35 mm s’est imposé comme une focale instinctive, presque intime. La couleur est arrivée plus tard, au gré de pérégrinations en Russie et en Asie centrale, entre Sibérie et Tian Shan, dans des explorations photographiques à la frontière de la géographie et du reportage.


La géographie a structuré ma manière de penser l’espace et les hommes. En devenant photojournaliste, j’ai mis cette esthétique au service du récit pour la presse locale, nationale et internationale.


Écrire avec des images, rendre le monde intelligible, lisible, sans jamais l’appauvrir. Construire une narration visuelle, de la photographie la plus simple à la plus tourmentée, en cherchant les idées, les angles, les lumières, jusqu’à trouver ce pas de côté indispensable. Toujours la lumière, ou son absence, comme un fil conducteur.

